LA CALLAS NE CHANTERA PLUS

Ce soir, Maria a organisé un concert dans les toilettes où elle travaille. Elle a fait venir des musiciens et nous sommes les invités.  Mais Isidor, un jeune gars qui ne dors plus dehors grâce à Maria, n’est toujours pas là. Accoudée à sa table de service, elle nous raconte l’éphémère et le figé de son univers familier. Les musiciens s’impatientent, Isidor ne rentre pas, Maria s’inquiète, Maria nous parle. Au fur et à mesure, sa table de service se transforme en une loge d’opéra, son tablier est troqué contre une robe de gala.

A partir de matière documentaire, cette fable tente de livrer une parole intime, celle d’une femme qui dégringolé l’échelle sociale et qui se retrouve parmi ceux que l’on n’écoute et que l’on ne voit pas, ceux qui ramassent pour les autres, qui vivent dans les sous-sols de notre société, absents de l’espace publique, fantômes des discours politiques. Cette femme que l’on a, du jour au lendemain, éliminé de son milieu parce que trop vielle, plus assez fraiche.

Il est également question de l’illusion, du théâtre, de l’actrice jouant son propre rôle, qui vient de sortir ou qui va monter sur scène, de cette ambiguité passionnante qu’offre l’espace de la loge, ou l’on devient quelqu’un d’autre, ou l’on se regarde tel que l’on est.

Distribution:

Jeu : Fabienne Mainguet, Gabriel Govea Ramos, Dorian Baste

Auteur : Merlin Verveat

Mise en scène : Lara Ceulemans

Scénographie et costume : Zoé Ceulemans

Construction : Thomas Raa

Lumière : Renaud Ceulemans

Production : Casimir Peztat pour Les Meutes